La ferme de Kerziou, des légumes bio cultivés en traction animale !

Actualité - 26/11/2019

La ferme de Kerziou, des légumes bio cultivés en traction animale !

C’est lors d’une rencontre avec des maraîchers bio que François décide lui aussi de cultiver des légumes et d’en faire son métier. Après avoir suivi une formation agricole, il s’installe en juillet 1999 sur la commune de Plougastel-Daoulas (Finistère, Bretagne) à La ferme de Kerziou.

François cultive au fil des saisons une quarantaine de légumes en agriculture biologique à La ferme de Kerziou. Une partie est produite sous tunnels froids (1 300 m2) et l’autre partie en plein champ (8 000 à 9 000 m2). Ses légumes sont commercialisés sous forme de paniers auprès de particuliers (90 % de ses ventes). Il travaille depuis peu avec la restauration collective pour approvisionner les écoles publiques et privées des alentours en produits locaux et bio. Une fois les commandes préparées François y appose le nom des clients afin de simplifier le retrait de ces dernières. Les clients viennent ensuite les récupérer tous les mardis à partir de 16 heures, à la ferme ou sur un point relais situé à Brest.

En 2007, François réalise que le passage du tracteur sous ses tunnels et les gaz qui s’en échappent ne sont pas bénéfiques pour sa santé et ne suivent pas la logique de production maraîchère biologique.

« On fait des légumes en bio mais finalement on travaille dans un milieu très pollué. »
 
Un an après il décide alors de cultiver sa terre en utilisant la traction animale. Il se forme avec Prommata, une association ariégeoise soutenant l’agriculture écologique et paysanne. Malgré des débuts difficiles, il passe le cap en 2009, lorsqu’il vend son tracteur pour utiliser exclusivement ses trois ânes. 
 
« A partir de ce moment, la traction animale est devenue évidente. »
 
Cette technique ancienne permet de travailler le sol de petites surfaces de manière précise, peu coûteuse et respectueuse de l’environnement. Cela permet une optimisation et une intensification des surfaces au niveau des espacements. Malgré la multiplication des passages avec les ânes, la terre ne se compacte pas, contrairement à l’usage des machines agricoles. Vrai passionné, François est devenu formateur pour l’Iréo de Lesneven (Finistère, Bretagne). Trois fois par an, des groupes de cinq à six personnes viennent à La ferme de Kerziou pour s’initier à la traction animale et découvrir les avantages de cette pratique en maraîchage.
 
« Panier Local me libère l’esprit. Avec le logiciel je suis serein, mes données sont sauvegardées automatiquement. »
 
Depuis son installation et jusqu’en 2017, François réalisait ses factures à la main avant d’utiliser Panier Local. Le logiciel lui a notamment permis d’informatiser et de sécuriser ses données mais également de diversifier son offre en proposant plusieurs types de paniers à ses clients. Depuis la création de son site, François nous confie que ses ventes ne cessent de progresser.
 
« Depuis que j’utilise Panier Local, mes ventes ont explosé et continuent toujours d’augmenter, j’ai une meilleure visibilité. »
 
Par ailleurs, il a développé un système de vente libre permettant à ses clients d’ajouter des légumes supplémentaires à leur commande initiale. Les clients viennent récupérer leur panier et, s’ils le désirent, ont la possibilité d’acheter d’autres légumes qu’ils pèsent et déclarent eux-mêmes sur un cahier. François rajoute depuis le logiciel, les produits supplémentaires sur la commande initiale, et peut ainsi refacturer en fin de mois ses clients.
 
« Panier Local c’est une partie centrale de ma ferme. »
 
Chaque début de semaine, François consulte le logiciel pour savoir quoi récolter et comment organiser ses ventes, de la commande jusqu’à la facturation. Il nous confie pouvoir désormais réguler les reliquats de paiement.
A l’avenir, François souhaite utiliser plus largement les fonctionnalités du logiciel pour développer la vente aux professionnels de la restauration collective. Ces nouvelles ventes permettront d’optimiser la surface de culture actuelle pour pouvoir embaucher une personne à temps plein sur la ferme. De belles perspectives pour promouvoir cette manière spécifique de cultiver la terre !